vendredi 30 octobre 2015

Comment créer un diaporama et y insérer du son ?

Comment créer un diaporama et y insérer du son, avec des outils simples, et en deux minutes ?
Les outils nécessaires, libres de tout droit et gratuits :
  • LibreOffice ;
  • Audacity, auquel viendra s’adjoindre une extension permettant la conversion en d’autres formats plus généralisés (un encodeur mp3, par exemple).
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Tutoriel à télécharger

lundi 26 octobre 2015

Pistes pour la correction DS n°1 Géographie Seconde 15

Voici quelques pistes de correction pour le devoir sur le développement durable:

 Présentation du document:il s'agit d'un article tiré du site de rfi.fr, le 25 septembre 2015.

Problématique:Quel est le bilan des huit OMD et quels sont les objectifs et limites des nouveaux ODD?

I.La planète s’est dotée d’une nouvelle feuille de route pour le développement, vendredi 25 septembre, lors de la première journée de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient à New York jusqu’au  27 septembre. Après les huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui ont accompagné la période de 2000 à 2015, ce sont dix-sept Objectifs de développement durable (ODD) qui devraient permettre de construire le futur des 8,5 milliards d’habitants attendus sur la planète dans quinze ans. Il s’agit pour les Nations unies de mettre fin à la pauvreté d’ici à 2030 et « de transformer les vies tout en préservant la planète ».
Quinze ans après l’adoption des OMD, des progrès importants ont été réalisés, notamment avec la réduction de moitié du nombre d’enfants non scolarisés et en âge d’aller à l’école, la diminution de plus de la moitié de l’extrême pauvreté – elle est passée de 1,9 milliard de personnes en 1990 à 836 millions en 2015 –, ou encore dans la lutte contre la faim et la sous-alimentation.
Si l’objectif de réduction de 50 % du nombre de personnes en grande pauvreté, vivant avec moins de 1,25 dollar par jour (1,12 euro), a été atteint dès 2010, il faut y voir notamment l’impact des progrès réalisés en Asie de l’Est et en particulier en Chine. Le développement économique du pays – croissance à un niveau
élevé, autour de 8 % en 2000, 14 % en 2007 et 7 % en 2014 – a joué un rôle important, tout comme la
décision d’assurer un socle de protection sociale pour la population. En 2012, 99 % de la population chinoise bénéficiait d’une assurance de santé de base, contre seulement 16 % huit ans plus tôt. Quand ces progrès touchent un pays comptant 1,4 milliard d’habitants, on comprend l’impact sur les statistiques internationales.négalités persistantes
Malgré tout, tous les objectifs n’ont pas été atteints. « Les inégalités persistent et les progrès ont été
inégaux. En 2011, dans le monde, près de 60 % du milliard de personnes extrêmement pauvres vivaient dans cinq pays seulement », écrit le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en introduction au rapport 2015 sur les OMD. Sur la santé maternelle ou l’accès à la contraception, des progrès importantsdoivent encore être réalisés dans les pays en développement. Dans ces régions, le taux de mortalité maternelle est quatorze fois plus élevé que dans les régions développées. 880 millions de personnes vivent
dans des taudis. Et près d’un milliard défèquent à l’air libre. On est encore loin de l’éradication de la pauvreté dans le monde.

II.Pour définir les nouveaux objectifs, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2016, les nations ont négocié  durant trois ans – la réflexion a été initiée lors du sommet « Rio + 20 » en 2012 –, dans un « groupe detravail ouvert » auquel ont participé 70 pays. Une enquête a été menée au niveau mondial, à laquelle ont participé plus de huit millions de personnes. « Ces ODD ont été élaborés par les Etats membres, avec l’association de nombreuses parties, la société civile, alors que les OMD avaient été fixés par les Nations unies et les pays n’avaient eu qu’à les adopter », résume Anne-Laure Jeanvoine, conseillère au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
A New York, il s’agit de l’ultime étape de l’adoption des ODD – 193 pays se sont déjà accordés le 2 août sur  la finalisation du document. Ceux-ci sont assortis de 169 cibles concernant toutes les dimensions du
développement durable : lutte contre la pauvreté, la faim, la santé et l’hygiène, l’éducation, l’égalité entre les sexes, le travail décent et la croissance économique, « les énergies propres et d’un coût abordable », la lutte contre le changement climatique, les « villes et communautés durables », la conservation de la biodiversité marine et terrestre ou encore la « paix et la justice ».

Les questions d’environnement et de climat occupent plusieurs objectifs alors que dans les OMD, ils
n’apparaissaient que dans le septième, « préserver l’environnement ». L’adoption de ces ODD devient une étape avant la conférence sur le climat, à Paris, fin novembre. Le chef de l’Etat français, François Hollande,doit intervenir à New York, en particulier sur la question climatique.
Climat, nature, santé, éducation, justice, paix… cet inventaire à la Prévert que sont les ODD
fait douter certaines ONG qui jugent le nombre des objectifs trop important, augmentant le risque de dilution des priorités. Surtout, il coûte cher. La question des moyens financiers pour réaliser ces ODD est devenue elle-même un objectif, le dix-septième : « Partenariat pour réaliser ces objectifs. »
Le passage de 8 OMD aux 17 ODD signifie des besoins estimés en milliers de milliards de dollars, voire dizaines de milliers, alors que le financement public international du développement a atteint 239 milliards de dollars (213 milliards d’euros) en 2014. Lors de la Conférence des Nations unies vouée au financement du développement, qui s’est tenue à Addis-Abeba en juillet, l’importance du recours au secteur privé a été soulignée. Ce qui ne doit pas exonérer les Etats d’augmenter leur participation au travers de l’aide publique au développement (APD), en stagnation ou en recul dans de nombreux pays. « Tout l’enjeu sera d’allouer les financements à bon escient, c’est-à-dire rediriger les soutiens aux pratiques néfastes – telle l’exploitation des énergies fossiles – vers des politiques durables », explique Pierre Cannet, responsable climat à WWFFrance. Il reste enfin que le nouvel agenda n’est pas prescriptif et que les pays peuvent, ou pas, mener les politiques pour atteindre les objectifs. « Le Nigeria, par exemple, ne veut pas entendre parler des droits sexuels et reproductifs des femmes. S’il n’a pas empêché que cet objectif soit retenu au niveau international, il ne fera rien pour l’atteindre », détaille Anne-Laure Jeanvoine. Malgré toutes les limites, le lancement politique de l’agenda est un signal positif, veulent croire les différentes parties, surtout à deux mois de la COP21.

mercredi 14 octobre 2015

Analyse de documents en histoire : Les deux Angleterre

Les deux Angleterre

Analyse de documents en histoire : Croissance et mondialisation du XIX° siècle aux années 30

Après avoir replacé ce document dans son contexte historique, vous indiquerez en quoi il nous présente les grandes étapes de la croissance  et de la mondialisation depuis  le milieu du XIX° siècle jusque dans les années 30.


Document 1. Les deux Angleterre.  

Journaliste et romancier britannique, John Boynton Priestley (1894-1984) entreprend en 1934 un périple en Angleterre, pays dont il décrit les multiples facettes.

«  Il y a l'Angleterre du XIXe siècle, l'Angleterre industrielle du charbon, du fer, de l'acier, du coton, de la laine, des chemins de fer,[...] des usines textiles, des fonderies, des entrepôts,[...] un paysage dévasté avec cynisme de misérables petites villes recouvertes de suie, et plus noires encore, des villes sinistres semblables à des forteresses. Cette Angleterre-là forme la plus grande partie des Midlands et du Nord, elle existe partout.
Quant à [l'autre] Angleterre, j'en conclus que c'était l'Angleterre d'après-guerre, qui appartient bien davantage à notre époque qu'à nos Îles britanniques. L'Amérique, pensai-je, a été son véritable lieu de naissance. C'est l'Angleterre des routes nationales et des boulevards de ceinture, des stations-service, et des usines qui ressemblent à des halls d'exposition, des cinémas géants et des dancings, des magasins Woolworth (1), des pavillons avec de petits garages, des autocars, de la TSF (2) (...).  C'est le domaine de la production de masse, de la fabrication à grande échelle, et à prix réduits ».

J. B. Priestley, English Journey,  Londres,  1934.

1.  Les magasins Woolworth sont une chaîne de grands magasins d'origine américaine.
2. Transmission Sans Fil




Pistes de correction pour l’exercice A. d’histoire.

Ce document source s’inscrit dans le contexte des années 30 : une croissance économique brisée par la première grande  crise économique mondiale  née en  1929 et qui s’est par la suite diffusée au reste de la planète.  Ce document est un témoignage d’un journaliste anglais  John Boynton Priestley. Il nous décrit dans son carnet de voyage,  English Journey,publié en 1934,  l’Angleterre des années 30 en insistant sur ses inégalités, sociales et culturelles.
L’auteur oppose dans sa description deux Angleterre et souligne ainsi  les inégalités spatiales de la croissance et du processus d’industrialisation.
Dans le premier paragraphe il nous décrit une Angleterre née à la fin du XVIII° siècle et au début XIX° et correspondant à la première phase d’industrialisation et de croissance («Il y a l'Angleterre du XIXe siècle ») .En effet l’Angleterre a été le berceau de la révolution industrielle. Dans sa description l’auteur nous présente les principales caractéristiques de la première phase d’industrialisation et de croissance. Celle-ci repose sur l’utilisation d’une nouvelle source d’énergie : le charbon  une Angleterre («l'Angleterre industrielle du charbon »).  Elle repose sur des industries traditionnelles : les industries textiles (« l'Angleterre […]  du coton, de la laine, [...] des usines textiles ») et les industries métallurgiques (« l'Angleterre industrielle […] du fer, de l'acier […] des chemins de fer [...] des fonderies »). L’essor du chemin de fer, suggéré par l’auteur, est lié à la mise au point d’une nouvelle force motrice : la machine a vapeur. Cet essor a permis l’unification du marché national. Cette première étape a donné naissance à un type de paysage particulier : les villes noires du charbon et de l’acier dominées par les usines (de petite  taille essentiellement) où se concentrent désormais les ouvriers.
Cette Angleterre ne disparait pas avec l’arrivée d’une seconde phase de croissance et d’industrialisation. Celle-ci s’impose progressivement  à la fin du XIX° siècle. Elle repose en premier lieu sur une nouvelle organisation scientifique du travail : la mise au point du taylorisme et du fordisme (« C'est le domaine de la production de masse, de la fabrication à grande échelle, et à prix réduits. ». Ces prix réduits sont permis par des gains de productivité sur  la main d’œuvre : chaque ouvrier effectue désormais dans le processus une tâche précise en un temps limité (taylorisme). Cette productivité importance est aussi liée à la mécanisation (travail à la chaîne suggéré par l’auteur lorsqu’il évoque les nouvelles usines «qui ressemblent à des halls d'exposition » ) et à la standardisation de la production (fordisme).   Cette stratégie permet de baisser les prix et donc le développement d’une consommation de masse nécessaire pour écouler les biens issus d’une production de masse. Cette consommation de masse est évoquée par l’essor des grandes chaînes de magasins comme « Woolworth ». Cette phase est également fondée sur de nouvelles industries : celles des biens de consommation comme l’industrie automobile ou l’industrie du cinéma («cinémas  géants » […] des pavillons avec de petits garages, des autocars »). Elle repose aussi sur de nouvelles énergies comme le pétrole. L’auteur l’évoque en parlant de « stations-service ». Cette industrialisation a aussi donné naissance  à un nouveau paysage industriel et urbain : l’essor des grands axes de circulation routière adaptés à l’automobile, l’essor des premières banlieues pavillonnaires avec leurs maisons individuelles (« routes nationales et des boulevards de ceinture, des stations-service […] des pavillons). Elle donne naissance aussi à une civilisation des loisirs : la réduction des prix permet d’accéder massivement aux loisirs (« des cinémas géants  et des dancings », « TSF »).
Ces phases d’industrialisation et de croissance s’accompagnent aussi du processus de mondialisation : l’auteur évoque l’essor des réseaux de communication le chemin de fer au XIX° siècle (premier paragraphe ), la route au XX° siècle (on pourrait ajouter la maîtrise des mers avec l’essor des navires à vapeur) mais aussi les réseaux de télécommunication (TSF) (deuxième paragraphe). Grâce à ses réseaux, les territoires sont progressivement mis en relation (mondialisation). La première phase d’industrialisation et de croissance a permis l’affirmation du Royaume Uni au sein d’une économie- monde dont elle était le centre. On comprend dans le deuxième paragraphe que le centre de gravité s’est déplacé. Même si le Royaume Uni reste une grande puissance industrielle et commerciale, il doit  désormais compter avec un concurrent de poids : les Etats-Unis. D’ailleurs il précise que cette nouvelle phase de croissance et d’industrialisation est née aux Etats-Unis (« L'Amérique, pensai-je, a été son véritable lieu de naissance »)
Ce témoignage nous dresse donc un état des lieux de l’Angleterre au milieu des années 30. Il permet de comprendre qu’une industrialisation ne chasse pas l’autre. Les processus peuvent se superposer. On comprend également que désormais, les Etats-Unis s’affirment de plus en plus comme le centre de cette nouvelle économie-monde.

jeudi 8 octobre 2015

Woolworth's

F. W. Woolworth Company ou simplement Woolworth's était une entreprise de distribution spécialisée dans les magasins à prix unique.


En 2001, l'entreprise se recentre dans l'habillement sportif et devientFoot Locker Inc
 Source: