mardi 15 décembre 2015

La Grande guerre et la conscription:ECJS Première

La Grande guerre et la conscription


La conscription

 
Document 1 - Carte postale envoyée en 1908 ou 1909

carte postale : caserne de Toul, avant 1914
Document 2 - Extrait d'un rapport du Sénat
Quelques grandes lignes de l'évlution de la conscription fin XIX e début XX e
La loi Freycinet de 1889 conserve le tirage au sort de la durée du service militaire (trois ans pour les malchanceux et un an pour les autres) mais supprime les dispenses et exemptions : les étudiants et séminaristes devront désormais faire un an de service. Les exemptés pour raisons médicales devront payer une taxe militaire.
C'est à la loi du 21 mars 1905 que remonte la création du service militaire personnel et universel, fondé sur l'égalité de tous les Français devant l'impôt du sang (ou du temps).
D'après le rapport n° 349 / 1995-1996 / Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées : L'avenir du service national, M. Serge Vinçon, Sénateur
  1.Donnez la définition de la conscription. 
2.Sur la carte postale identifiez les éléments faisant référence au service militaire et à l'armée 
3.À partir des informations relevées dans les sites suivants:
Histoire par l'image : un conscrit de 1870

Documentation française : dossier sur le service civil

indiquez les grandes lignes de l'évolution de la conscription en France de 1798 aux années 1990.

La mobilisation d'août 1914

 
Document 3 - Affiche de la mobilisation générale d'août 1914

L'affiche de la mobilisation générale d'août 1914

source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Document 4 - La mobilisation dans le village de Saint-Loup, dans la Beauce
« Voilà les gendarmes qui arrivent au grand trot de leurs chevaux. Ils vont droit à la mairie. Là ils trouvent le maître d'école, et le maître ressort avec l'affiche dans les mains, l'affiche blanche avec deux drapeaux en croix : MOBILISATION GÉNÉRALE.
Le maître nous crie :
- Allez dire à Achille qu'il sonne la trompette, à Cagé de prendre son tambour. Vous, les gars, sonnez le tocsin.
Alors, moi et Albert Barbet qui a été tué à la guerre, on a sonné le tocsin [1]. Le monde [2], ils ont laissé leurs faucheuses ; les charretiers ont ramené leurs chevaux. Tout ça arrivait à bride abattue. Tout ça s'en venait de la terre. Tout le monde arrivait devant la mairie. Un attroupement. Ils avaient tout laissé. En pleine moisson, tout est resté là. Des centaines de gens devant la mairie. Pommeret sonnait le clairon. Cagé battait la Générale [3]. On voyait que les hommes étaient prêts.
- Et toi, quand donc que tu pars ?
- Je pars le deuxième jour.
- Moi le troisième jour.
- Moi, le vingt-cinquième jour.
- Oh, t'iras jamais. On sera revenu.
Le lendemain, le samedi, Achille se promenait avec son clairon :
- Tous ceux qui ont de bons godillots, de bons brodequins, faut les prendre. Ils vous seront payés quinze francs.
Tu aurais vu les gars. C'était quasiment une fête, cette musique-là. C'était la Revanche. On avait la haine des Allemands. Ils étaient venus à Saint-Loup, en 70 et ils avaient mis ma mère sur leurs genoux quand elle avait deux, trois ans. Dans l'ensemble, le monde a pris la guerre comme un plaisir. »
Ephraïm Grenadou [avec Alain Prévost], Grenadou paysan français, Paris, 1975.
Ephraïm Grenadou, né en 1897 en Eure-et-Loir, s'est entrentenu au milieu des années 1960 avec Alain Prévost qui l'a constitué en « paysan français », témoin privilégié des deux guerres mondiales et des mutations du monde rural. Il combattra notamment avec le 227e RAC au Chemin des Dames. Il décrit ici la mobilisation en France, le 1er août 1914.
 
[1] Sonnerie de cloche à coups répétés et prolongés pour donner l'alarme en cas d'alerte, de catastrophe naturelle, d'incendie, de mobilisation générale, etc
[2] les gens
[3]Batterie de tambour pour rassembler tout le monde, et, en particulier, pour donner l'alarme
4.À partir de l'affiche, quels sont les Français concernés par cet ordre de mobilisation ? Qui l'ordonne ? Qui est chargé de la mettre en œuvre ? 
5.À l'aide des deux documents, montrez comment les citoyens sont informés de la mobilisation en août 1914. 
6.À quel évènement font allusion les deux éléments en gras ? Expliquez. Décrivez l' état d'esprit dans lequel partent les mobilisés.

En 1914, l'armée d'active compte 800 000 hommes. La mobilisation la porte à 3 580 000, soit 20% de moins seulement que l'Allemagne deux fois plus peuplée.

Deux représentations des combattants de la Grande Guerre

Il s'agit ici  de regarder les détails des deux cartes et d'en faire une analyse fine pour dépasser la description de l'image, pour les "décoder".
Les deux cartes ont été écrites et envoyées par des combattants de la Grande guerre
 
Carte postale ancienne Grande guerre
carte postale ancienne : Grande guerre

  7.Établissez les points communs et les différences entre les deux cartes postales. 
8.Attribuez une date à chacune d'elle. 
9.La carte de gauche : quels aspects de la défense montre cette carte ? 
10.La carte de droite : que signifie " classe 18 " ? 
11.En quoi ces cartes postales sont-elles des objets révélateurs des relations du front avec l'arrière ? (destinataires, réalisme des représentations, sentiments exprimés par les illustration...) 
N.B. Envoyer votre devoir avant le 27.02.2012, 0h, - DERNIER DÉLAI- à 
histgeojps@gmail.com 
Il manque de nombreux travaux ! 

jeudi 10 décembre 2015

1ere S3::L'estuaire de la Loire-Valoriser et ménager les milieux

Travail sur l'estuaire de la Loire
à imprimer, à compléter  et à rendre le mardi  5 janvier 2016.

lundi 7 décembre 2015

2nde 15: Eléments de correction du DS sur le villes

ANALYSE DE DEUX DOCUMENTS DE GÉOGRAPHIE
CORRIGE :  MUMBAI, DU DÉVELOPPEMENT AU DÉVELOPPEMENT DURABLE ?

Le sujet proposé porte sur l’analyse des problèmes de développement à Mumbai (anciennement Bombay) et des solutions mises en place ; il se compose de deux documents. Le premier est un extrait d'un article 'Mumbai, une ville à réaménager » de Marie-Caroline Saglio dans la revue Mappemonde daté de 2001, dont le titre est « Mumbai : mutations spatiales d'une métropole en expansion ». L’auteur présente les formes de l’extension urbaine de cette agglomération ainsi que l’organisation de son espace urbain et expose les problèmes qui y sont liés.
Le second document est un extrait d’un article du quotidien français Le Monde, rédigé en novembre 2009 par Isabelle Baraud-Serfaty. Il évoque les politiques urbaines mises en place à Mumbai pour
affirmer sa puissance mondiale et la difficulté à mettre en oeuvre une politique de développement durable urbain.
Quels sont les problèmes de développement dans cette ville et cherche-t-onà les résoudre de manière durable?
Après avoir identifié et expliqué les problèmes de développement auxquels Mumbai est confrontée (I), on analysera les solutions proposées afin de dire si elles relèvent – ou non – du développement durable.

I. Mumbai, une mégapole confrontée à des difficultés de développement
A. Une croissance démographique et spatiale forte
Dans le document 2, on lit que « la population devrait passer de 19 à 27 millions d’habitants d’ici à 2025 ». Ceci nous permet de conclure que la population de l’agglomération de Mumbai augmente fortement : il est prévu une hausse de 42% en l’espace de 15 ans. Cette augmentation de la population est visible sur la carte.
L’agglomération de Mumbai s’étend dans l’espace, en direction du Nord et de l’Est principalement : cette
agglomération s’étale du fait de la croissance démographique. De plus, l’implantation de bidonvilles est une des conséquences de la croissance urbaine : en effet, les ruraux qui viennent vivre à Mumbai s’installent souvent – quand leurs revenus ne leur permettent pas de faire autrement – dans les bidonvilles.C'est un problème que l'on retrouve dans les villes du Sud, comme Le Caire, en Égypte.
B. Une mégapole affectée par des problèmes urbains majeurs
Le document 1 met en évidence la présence de vastes bidonvilles dans le centre-ville, que le document 2
mentionne aussi : « réduire les slums (bidonvilles) », dont le plus important est Darhavie. L’existence de bidonvilles, « qui accueillent plus de la moitié de la population », permet de déduire qu’une pauvreté de masse et que d’importantes inégalités existent dans cette ville. Les populations vivent dans des quartiers d’habitat précaire, construits en matériaux de récupération et dans un dénuement total (pas d’eau courante, d’électricité, d’égouts, de services publics …).
Mumbai connaît aussi des « problèmes de congestion automobile et d’insuffisance énergétique ». Les densités de population sont telles que les infrastructures de transports sont insuffisantes pour écouler tous le trafic automobile dans la ville (malgré l’existence d’un réseau ferroviaire développé). D’autre part, Mumbai manque d’énergie – pétrole et électricité – pour satisfaire les besoins de cette population et des activités qu’elle accueille.

II. Des politiques urbaines pour corriger les problèmes de développement à Mumbai
A. Le contenu du plan « Mumbai vision »
Le projet « Mumbai vision » entend répondre à deux objectifs. Le premier consiste à faire de Mumbai « une
ville globale” », c’est-à-dire « inscrire la capitale économique indienne dans la compétition internationale entre villes ». Il s’agit de favoriser le développement économique de la ville, pour qu’elle compétitive à l’échelle mondiale en proposant des activités qui la démarqueront d’autres villes mondiales. Il s’agit également de rendre la ville plus belle et plus fonctionnelle. Il s’agit de « réduire les slums (bidonvilles) […] et [de] résoudre les problèmes de congestion automobile » afin que celle-ci soit plus attrayante pour les investisseurs étrangers. Le projet « Mumbai vision » cherche à réduire les bidonvilles non pas pour une vie meilleure aux habitants mais pour proposer une ville plus belle et plus propre « aux cadres ».
B. Le plan « Mumbai vision », une politique urbaine durable ?
Le développement durable est un principe défini en 1987 dans le rapport Brundtland. Il consiste à satisfaire les besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures. Elle repose sur trois piliers :
un pilier économique (continuer à produire de la richesse), un pilier social (satisfaire les besoins plus
équitablement) et un pilier environnemental (préserver les ressources et la qualité de l’environnement). Le projet « Mumbai vision » ne peut pas être qualifié de durable car il ne prend en compte que le pilier économique. Il cherche en effet à attirer des investisseurs et à positionner la ville dans la compétition internationale (dans le but de produire de la richesse) mais se soucie assez peu du pilier social (« Mumbai illustre la difficulté des villes globales à mettre en place un développement qui bénéfice à l’ensemble des habitants ») et environnemental (« qui permettent d’enjamber les problèmes, à défaut de les résoudre »).
Mumbai, mégapole indienne de 20 millions d’habitants, souffre de nombreux problèmes de développement :
inégalités socio-spatiales fortes marquées par la présence d’importants bidonvilles, insuffisance énergétique,
difficultés de circulation... Une politique urbaine – baptisée « Mumbai vision » – consiste à régler certains
problèmes qui affectent cette agglomération, mais celle-ci ne relève pas du développement durable car elle ne se centre que sur le pilier économique, délaissant le pilier social et environnemental.