mardi 15 décembre 2015

La Grande guerre et la conscription:ECJS Première

La Grande guerre et la conscription


La conscription

 
Document 1 - Carte postale envoyée en 1908 ou 1909

carte postale : caserne de Toul, avant 1914
Document 2 - Extrait d'un rapport du Sénat
Quelques grandes lignes de l'évlution de la conscription fin XIX e début XX e
La loi Freycinet de 1889 conserve le tirage au sort de la durée du service militaire (trois ans pour les malchanceux et un an pour les autres) mais supprime les dispenses et exemptions : les étudiants et séminaristes devront désormais faire un an de service. Les exemptés pour raisons médicales devront payer une taxe militaire.
C'est à la loi du 21 mars 1905 que remonte la création du service militaire personnel et universel, fondé sur l'égalité de tous les Français devant l'impôt du sang (ou du temps).
D'après le rapport n° 349 / 1995-1996 / Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées : L'avenir du service national, M. Serge Vinçon, Sénateur
  1.Donnez la définition de la conscription. 
2.Sur la carte postale identifiez les éléments faisant référence au service militaire et à l'armée 
3.À partir des informations relevées dans les sites suivants:
Histoire par l'image : un conscrit de 1870

Documentation française : dossier sur le service civil

indiquez les grandes lignes de l'évolution de la conscription en France de 1798 aux années 1990.

La mobilisation d'août 1914

 
Document 3 - Affiche de la mobilisation générale d'août 1914

L'affiche de la mobilisation générale d'août 1914

source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Document 4 - La mobilisation dans le village de Saint-Loup, dans la Beauce
« Voilà les gendarmes qui arrivent au grand trot de leurs chevaux. Ils vont droit à la mairie. Là ils trouvent le maître d'école, et le maître ressort avec l'affiche dans les mains, l'affiche blanche avec deux drapeaux en croix : MOBILISATION GÉNÉRALE.
Le maître nous crie :
- Allez dire à Achille qu'il sonne la trompette, à Cagé de prendre son tambour. Vous, les gars, sonnez le tocsin.
Alors, moi et Albert Barbet qui a été tué à la guerre, on a sonné le tocsin [1]. Le monde [2], ils ont laissé leurs faucheuses ; les charretiers ont ramené leurs chevaux. Tout ça arrivait à bride abattue. Tout ça s'en venait de la terre. Tout le monde arrivait devant la mairie. Un attroupement. Ils avaient tout laissé. En pleine moisson, tout est resté là. Des centaines de gens devant la mairie. Pommeret sonnait le clairon. Cagé battait la Générale [3]. On voyait que les hommes étaient prêts.
- Et toi, quand donc que tu pars ?
- Je pars le deuxième jour.
- Moi le troisième jour.
- Moi, le vingt-cinquième jour.
- Oh, t'iras jamais. On sera revenu.
Le lendemain, le samedi, Achille se promenait avec son clairon :
- Tous ceux qui ont de bons godillots, de bons brodequins, faut les prendre. Ils vous seront payés quinze francs.
Tu aurais vu les gars. C'était quasiment une fête, cette musique-là. C'était la Revanche. On avait la haine des Allemands. Ils étaient venus à Saint-Loup, en 70 et ils avaient mis ma mère sur leurs genoux quand elle avait deux, trois ans. Dans l'ensemble, le monde a pris la guerre comme un plaisir. »
Ephraïm Grenadou [avec Alain Prévost], Grenadou paysan français, Paris, 1975.
Ephraïm Grenadou, né en 1897 en Eure-et-Loir, s'est entrentenu au milieu des années 1960 avec Alain Prévost qui l'a constitué en « paysan français », témoin privilégié des deux guerres mondiales et des mutations du monde rural. Il combattra notamment avec le 227e RAC au Chemin des Dames. Il décrit ici la mobilisation en France, le 1er août 1914.
 
[1] Sonnerie de cloche à coups répétés et prolongés pour donner l'alarme en cas d'alerte, de catastrophe naturelle, d'incendie, de mobilisation générale, etc
[2] les gens
[3]Batterie de tambour pour rassembler tout le monde, et, en particulier, pour donner l'alarme
4.À partir de l'affiche, quels sont les Français concernés par cet ordre de mobilisation ? Qui l'ordonne ? Qui est chargé de la mettre en œuvre ? 
5.À l'aide des deux documents, montrez comment les citoyens sont informés de la mobilisation en août 1914. 
6.À quel évènement font allusion les deux éléments en gras ? Expliquez. Décrivez l' état d'esprit dans lequel partent les mobilisés.

En 1914, l'armée d'active compte 800 000 hommes. La mobilisation la porte à 3 580 000, soit 20% de moins seulement que l'Allemagne deux fois plus peuplée.

Deux représentations des combattants de la Grande Guerre

Il s'agit ici  de regarder les détails des deux cartes et d'en faire une analyse fine pour dépasser la description de l'image, pour les "décoder".
Les deux cartes ont été écrites et envoyées par des combattants de la Grande guerre
 
Carte postale ancienne Grande guerre
carte postale ancienne : Grande guerre

  7.Établissez les points communs et les différences entre les deux cartes postales. 
8.Attribuez une date à chacune d'elle. 
9.La carte de gauche : quels aspects de la défense montre cette carte ? 
10.La carte de droite : que signifie " classe 18 " ? 
11.En quoi ces cartes postales sont-elles des objets révélateurs des relations du front avec l'arrière ? (destinataires, réalisme des représentations, sentiments exprimés par les illustration...) 
N.B. Envoyer votre devoir avant le 27.02.2012, 0h, - DERNIER DÉLAI- à 
histgeojps@gmail.com 
Il manque de nombreux travaux ! 

jeudi 10 décembre 2015

1ere S3::L'estuaire de la Loire-Valoriser et ménager les milieux

Travail sur l'estuaire de la Loire
à imprimer, à compléter  et à rendre le mardi  5 janvier 2016.

lundi 7 décembre 2015

2nde 15: Eléments de correction du DS sur le villes

ANALYSE DE DEUX DOCUMENTS DE GÉOGRAPHIE
CORRIGE :  MUMBAI, DU DÉVELOPPEMENT AU DÉVELOPPEMENT DURABLE ?

Le sujet proposé porte sur l’analyse des problèmes de développement à Mumbai (anciennement Bombay) et des solutions mises en place ; il se compose de deux documents. Le premier est un extrait d'un article 'Mumbai, une ville à réaménager » de Marie-Caroline Saglio dans la revue Mappemonde daté de 2001, dont le titre est « Mumbai : mutations spatiales d'une métropole en expansion ». L’auteur présente les formes de l’extension urbaine de cette agglomération ainsi que l’organisation de son espace urbain et expose les problèmes qui y sont liés.
Le second document est un extrait d’un article du quotidien français Le Monde, rédigé en novembre 2009 par Isabelle Baraud-Serfaty. Il évoque les politiques urbaines mises en place à Mumbai pour
affirmer sa puissance mondiale et la difficulté à mettre en oeuvre une politique de développement durable urbain.
Quels sont les problèmes de développement dans cette ville et cherche-t-onà les résoudre de manière durable?
Après avoir identifié et expliqué les problèmes de développement auxquels Mumbai est confrontée (I), on analysera les solutions proposées afin de dire si elles relèvent – ou non – du développement durable.

I. Mumbai, une mégapole confrontée à des difficultés de développement
A. Une croissance démographique et spatiale forte
Dans le document 2, on lit que « la population devrait passer de 19 à 27 millions d’habitants d’ici à 2025 ». Ceci nous permet de conclure que la population de l’agglomération de Mumbai augmente fortement : il est prévu une hausse de 42% en l’espace de 15 ans. Cette augmentation de la population est visible sur la carte.
L’agglomération de Mumbai s’étend dans l’espace, en direction du Nord et de l’Est principalement : cette
agglomération s’étale du fait de la croissance démographique. De plus, l’implantation de bidonvilles est une des conséquences de la croissance urbaine : en effet, les ruraux qui viennent vivre à Mumbai s’installent souvent – quand leurs revenus ne leur permettent pas de faire autrement – dans les bidonvilles.C'est un problème que l'on retrouve dans les villes du Sud, comme Le Caire, en Égypte.
B. Une mégapole affectée par des problèmes urbains majeurs
Le document 1 met en évidence la présence de vastes bidonvilles dans le centre-ville, que le document 2
mentionne aussi : « réduire les slums (bidonvilles) », dont le plus important est Darhavie. L’existence de bidonvilles, « qui accueillent plus de la moitié de la population », permet de déduire qu’une pauvreté de masse et que d’importantes inégalités existent dans cette ville. Les populations vivent dans des quartiers d’habitat précaire, construits en matériaux de récupération et dans un dénuement total (pas d’eau courante, d’électricité, d’égouts, de services publics …).
Mumbai connaît aussi des « problèmes de congestion automobile et d’insuffisance énergétique ». Les densités de population sont telles que les infrastructures de transports sont insuffisantes pour écouler tous le trafic automobile dans la ville (malgré l’existence d’un réseau ferroviaire développé). D’autre part, Mumbai manque d’énergie – pétrole et électricité – pour satisfaire les besoins de cette population et des activités qu’elle accueille.

II. Des politiques urbaines pour corriger les problèmes de développement à Mumbai
A. Le contenu du plan « Mumbai vision »
Le projet « Mumbai vision » entend répondre à deux objectifs. Le premier consiste à faire de Mumbai « une
ville globale” », c’est-à-dire « inscrire la capitale économique indienne dans la compétition internationale entre villes ». Il s’agit de favoriser le développement économique de la ville, pour qu’elle compétitive à l’échelle mondiale en proposant des activités qui la démarqueront d’autres villes mondiales. Il s’agit également de rendre la ville plus belle et plus fonctionnelle. Il s’agit de « réduire les slums (bidonvilles) […] et [de] résoudre les problèmes de congestion automobile » afin que celle-ci soit plus attrayante pour les investisseurs étrangers. Le projet « Mumbai vision » cherche à réduire les bidonvilles non pas pour une vie meilleure aux habitants mais pour proposer une ville plus belle et plus propre « aux cadres ».
B. Le plan « Mumbai vision », une politique urbaine durable ?
Le développement durable est un principe défini en 1987 dans le rapport Brundtland. Il consiste à satisfaire les besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures. Elle repose sur trois piliers :
un pilier économique (continuer à produire de la richesse), un pilier social (satisfaire les besoins plus
équitablement) et un pilier environnemental (préserver les ressources et la qualité de l’environnement). Le projet « Mumbai vision » ne peut pas être qualifié de durable car il ne prend en compte que le pilier économique. Il cherche en effet à attirer des investisseurs et à positionner la ville dans la compétition internationale (dans le but de produire de la richesse) mais se soucie assez peu du pilier social (« Mumbai illustre la difficulté des villes globales à mettre en place un développement qui bénéfice à l’ensemble des habitants ») et environnemental (« qui permettent d’enjamber les problèmes, à défaut de les résoudre »).
Mumbai, mégapole indienne de 20 millions d’habitants, souffre de nombreux problèmes de développement :
inégalités socio-spatiales fortes marquées par la présence d’importants bidonvilles, insuffisance énergétique,
difficultés de circulation... Une politique urbaine – baptisée « Mumbai vision » – consiste à régler certains
problèmes qui affectent cette agglomération, mais celle-ci ne relève pas du développement durable car elle ne se centre que sur le pilier économique, délaissant le pilier social et environnemental.

mercredi 25 novembre 2015

Quelques considérations sur le génocide arménien de 1915-1916


Quelques considérations sur le génocide arménien de 1915-1916
 
Une élimination planifiée et intentionnelle par le pouvoir ottoman
Dans le rapport du Comité de l'œuvre de secours 1915 aux Arméniens, on peut lire : « un plan général et uniforme, provenant d'une seule volonté centrale a été suivi ». On comprend, à travers ces lignes, qu'un « plan » a été élaboré donc que l'élimination a été planifiée. Ce plan a été mis en place par une « volonté centrale », expression qui désigne le pouvoir central implanté à Istanbul/Constantinople, capitale de l'Empire ottoman à l'époque. C'est le mouvement politique Jeune-Turc, au pouvoir depuis 1908, qui est à
l'origine de cette planification de l'élimination des Arméniens de l'Empire ottoman à partir d'avril 1915.

  Une élimination qui a concerné une grande partie des Arméniens
Le rapport précise que les faits se sont produits dans « toute la Turquie d'Asie du nord au sud, d'orient en occident. Pas un village, pas un hameau, pas une ville n'ont été épargnés ». Cette information - un peu exagérée - est nuancée par la vision qu'offre la carte sur la localisation des massacres : ils ont surtout eu lieu dans les grandes villes du centre et de l'est de la Turquie, là où se concentre la communauté arménienne (en jaune sur la carte). Personne ne semble échapper à cette élimination puisque le rapport précise la liste des victimes : « toute la population masculine que l'on massacre ou que l'on entasse dans des prisons » ; « ordre à toute la population féminine, aux vieillards et aux enfants de quitter la ville, mise en marche d'interminables convois que l'on affame ».
La carte vue en cours  précise le sort des Arméniens. Ils ont été victimes de « massacres » dans les villes mais aussi de « marches de la mort » où ils été déplacés de force, contraints de marcher longtemps et sur de longues distances. Beaucoup sont morts d'épuisement ou éliminés par les soldats qui encadraient ces marches. Le rapport complète ce que la carte montre. On apprend que les Arméniens ont été recrutés de force dans l'armée et envoyés se battre sans qu'ils ne soient armés. D'autres sont assassinés, torturés, des femmes sont violées. Au total, entre 1 et 1,2 millions de personnes sont mortes.

Une élimination justifiée par des motifs religieux et ethniques
Dans le rapport, on apprend les raisons ayant motivé ces actes envers la communauté arménienne de l'Empire ottoman : « on promet à ceux qui se feront musulmans qu'ils seront exemptés de la
déportation ». Les Arméniens sont chrétiens ; leur élimination s'explique donc par des motifs religieux.
D'autre part, le régime Jeune-Turc cherche à rendre la population ottomane homogène (une population entièrement et uniquement turque, d'où l'élimination des Arméniens mais aussi de la minorité kurde dont
il est aussi question dans le rapport). Cette élimination s'explique donc aussi par des motifs ethniques.
Dans le contexte de l'année 1915, où l'Empire ottoman connaît des difficultés militaires importantes, les Arméniens sont perçus comme des traitres à la patrie, ne se battant pas ou peu pour défendre l'Empire ottoman. Le pouvoir central les perçoit comme responsables de ces difficultés militaires.

Entre avril 1915 et juillet 1916, la communauté arménienne de l'Empire ottoman a donc bien été victime d'un génocide. On peut l'affirmer car les violences dont ils ont été victimes correspondent aux trois critères de définition d'un génocide :
- l'élimination de cette communauté était intentionnelle et planifiée par le pouvoir ottoman
- l'élimination concerne une grande partie de la communauté arménienne de l'Empire ottoman
- l'élimination de la communauté arménienne a été justifiée par des motifs religieux et ethniques

vendredi 30 octobre 2015

Comment créer un diaporama et y insérer du son ?

Comment créer un diaporama et y insérer du son, avec des outils simples, et en deux minutes ?
Les outils nécessaires, libres de tout droit et gratuits :
  • LibreOffice ;
  • Audacity, auquel viendra s’adjoindre une extension permettant la conversion en d’autres formats plus généralisés (un encodeur mp3, par exemple).
PDF - 649.1 ko
Tutoriel à télécharger

lundi 26 octobre 2015

Pistes pour la correction DS n°1 Géographie Seconde 15

Voici quelques pistes de correction pour le devoir sur le développement durable:

 Présentation du document:il s'agit d'un article tiré du site de rfi.fr, le 25 septembre 2015.

Problématique:Quel est le bilan des huit OMD et quels sont les objectifs et limites des nouveaux ODD?

I.La planète s’est dotée d’une nouvelle feuille de route pour le développement, vendredi 25 septembre, lors de la première journée de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient à New York jusqu’au  27 septembre. Après les huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui ont accompagné la période de 2000 à 2015, ce sont dix-sept Objectifs de développement durable (ODD) qui devraient permettre de construire le futur des 8,5 milliards d’habitants attendus sur la planète dans quinze ans. Il s’agit pour les Nations unies de mettre fin à la pauvreté d’ici à 2030 et « de transformer les vies tout en préservant la planète ».
Quinze ans après l’adoption des OMD, des progrès importants ont été réalisés, notamment avec la réduction de moitié du nombre d’enfants non scolarisés et en âge d’aller à l’école, la diminution de plus de la moitié de l’extrême pauvreté – elle est passée de 1,9 milliard de personnes en 1990 à 836 millions en 2015 –, ou encore dans la lutte contre la faim et la sous-alimentation.
Si l’objectif de réduction de 50 % du nombre de personnes en grande pauvreté, vivant avec moins de 1,25 dollar par jour (1,12 euro), a été atteint dès 2010, il faut y voir notamment l’impact des progrès réalisés en Asie de l’Est et en particulier en Chine. Le développement économique du pays – croissance à un niveau
élevé, autour de 8 % en 2000, 14 % en 2007 et 7 % en 2014 – a joué un rôle important, tout comme la
décision d’assurer un socle de protection sociale pour la population. En 2012, 99 % de la population chinoise bénéficiait d’une assurance de santé de base, contre seulement 16 % huit ans plus tôt. Quand ces progrès touchent un pays comptant 1,4 milliard d’habitants, on comprend l’impact sur les statistiques internationales.négalités persistantes
Malgré tout, tous les objectifs n’ont pas été atteints. « Les inégalités persistent et les progrès ont été
inégaux. En 2011, dans le monde, près de 60 % du milliard de personnes extrêmement pauvres vivaient dans cinq pays seulement », écrit le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en introduction au rapport 2015 sur les OMD. Sur la santé maternelle ou l’accès à la contraception, des progrès importantsdoivent encore être réalisés dans les pays en développement. Dans ces régions, le taux de mortalité maternelle est quatorze fois plus élevé que dans les régions développées. 880 millions de personnes vivent
dans des taudis. Et près d’un milliard défèquent à l’air libre. On est encore loin de l’éradication de la pauvreté dans le monde.

II.Pour définir les nouveaux objectifs, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2016, les nations ont négocié  durant trois ans – la réflexion a été initiée lors du sommet « Rio + 20 » en 2012 –, dans un « groupe detravail ouvert » auquel ont participé 70 pays. Une enquête a été menée au niveau mondial, à laquelle ont participé plus de huit millions de personnes. « Ces ODD ont été élaborés par les Etats membres, avec l’association de nombreuses parties, la société civile, alors que les OMD avaient été fixés par les Nations unies et les pays n’avaient eu qu’à les adopter », résume Anne-Laure Jeanvoine, conseillère au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
A New York, il s’agit de l’ultime étape de l’adoption des ODD – 193 pays se sont déjà accordés le 2 août sur  la finalisation du document. Ceux-ci sont assortis de 169 cibles concernant toutes les dimensions du
développement durable : lutte contre la pauvreté, la faim, la santé et l’hygiène, l’éducation, l’égalité entre les sexes, le travail décent et la croissance économique, « les énergies propres et d’un coût abordable », la lutte contre le changement climatique, les « villes et communautés durables », la conservation de la biodiversité marine et terrestre ou encore la « paix et la justice ».

Les questions d’environnement et de climat occupent plusieurs objectifs alors que dans les OMD, ils
n’apparaissaient que dans le septième, « préserver l’environnement ». L’adoption de ces ODD devient une étape avant la conférence sur le climat, à Paris, fin novembre. Le chef de l’Etat français, François Hollande,doit intervenir à New York, en particulier sur la question climatique.
Climat, nature, santé, éducation, justice, paix… cet inventaire à la Prévert que sont les ODD
fait douter certaines ONG qui jugent le nombre des objectifs trop important, augmentant le risque de dilution des priorités. Surtout, il coûte cher. La question des moyens financiers pour réaliser ces ODD est devenue elle-même un objectif, le dix-septième : « Partenariat pour réaliser ces objectifs. »
Le passage de 8 OMD aux 17 ODD signifie des besoins estimés en milliers de milliards de dollars, voire dizaines de milliers, alors que le financement public international du développement a atteint 239 milliards de dollars (213 milliards d’euros) en 2014. Lors de la Conférence des Nations unies vouée au financement du développement, qui s’est tenue à Addis-Abeba en juillet, l’importance du recours au secteur privé a été soulignée. Ce qui ne doit pas exonérer les Etats d’augmenter leur participation au travers de l’aide publique au développement (APD), en stagnation ou en recul dans de nombreux pays. « Tout l’enjeu sera d’allouer les financements à bon escient, c’est-à-dire rediriger les soutiens aux pratiques néfastes – telle l’exploitation des énergies fossiles – vers des politiques durables », explique Pierre Cannet, responsable climat à WWFFrance. Il reste enfin que le nouvel agenda n’est pas prescriptif et que les pays peuvent, ou pas, mener les politiques pour atteindre les objectifs. « Le Nigeria, par exemple, ne veut pas entendre parler des droits sexuels et reproductifs des femmes. S’il n’a pas empêché que cet objectif soit retenu au niveau international, il ne fera rien pour l’atteindre », détaille Anne-Laure Jeanvoine. Malgré toutes les limites, le lancement politique de l’agenda est un signal positif, veulent croire les différentes parties, surtout à deux mois de la COP21.

mercredi 14 octobre 2015

Analyse de documents en histoire : Les deux Angleterre

Les deux Angleterre

Analyse de documents en histoire : Croissance et mondialisation du XIX° siècle aux années 30

Après avoir replacé ce document dans son contexte historique, vous indiquerez en quoi il nous présente les grandes étapes de la croissance  et de la mondialisation depuis  le milieu du XIX° siècle jusque dans les années 30.


Document 1. Les deux Angleterre.  

Journaliste et romancier britannique, John Boynton Priestley (1894-1984) entreprend en 1934 un périple en Angleterre, pays dont il décrit les multiples facettes.

«  Il y a l'Angleterre du XIXe siècle, l'Angleterre industrielle du charbon, du fer, de l'acier, du coton, de la laine, des chemins de fer,[...] des usines textiles, des fonderies, des entrepôts,[...] un paysage dévasté avec cynisme de misérables petites villes recouvertes de suie, et plus noires encore, des villes sinistres semblables à des forteresses. Cette Angleterre-là forme la plus grande partie des Midlands et du Nord, elle existe partout.
Quant à [l'autre] Angleterre, j'en conclus que c'était l'Angleterre d'après-guerre, qui appartient bien davantage à notre époque qu'à nos Îles britanniques. L'Amérique, pensai-je, a été son véritable lieu de naissance. C'est l'Angleterre des routes nationales et des boulevards de ceinture, des stations-service, et des usines qui ressemblent à des halls d'exposition, des cinémas géants et des dancings, des magasins Woolworth (1), des pavillons avec de petits garages, des autocars, de la TSF (2) (...).  C'est le domaine de la production de masse, de la fabrication à grande échelle, et à prix réduits ».

J. B. Priestley, English Journey,  Londres,  1934.

1.  Les magasins Woolworth sont une chaîne de grands magasins d'origine américaine.
2. Transmission Sans Fil




Pistes de correction pour l’exercice A. d’histoire.

Ce document source s’inscrit dans le contexte des années 30 : une croissance économique brisée par la première grande  crise économique mondiale  née en  1929 et qui s’est par la suite diffusée au reste de la planète.  Ce document est un témoignage d’un journaliste anglais  John Boynton Priestley. Il nous décrit dans son carnet de voyage,  English Journey,publié en 1934,  l’Angleterre des années 30 en insistant sur ses inégalités, sociales et culturelles.
L’auteur oppose dans sa description deux Angleterre et souligne ainsi  les inégalités spatiales de la croissance et du processus d’industrialisation.
Dans le premier paragraphe il nous décrit une Angleterre née à la fin du XVIII° siècle et au début XIX° et correspondant à la première phase d’industrialisation et de croissance («Il y a l'Angleterre du XIXe siècle ») .En effet l’Angleterre a été le berceau de la révolution industrielle. Dans sa description l’auteur nous présente les principales caractéristiques de la première phase d’industrialisation et de croissance. Celle-ci repose sur l’utilisation d’une nouvelle source d’énergie : le charbon  une Angleterre («l'Angleterre industrielle du charbon »).  Elle repose sur des industries traditionnelles : les industries textiles (« l'Angleterre […]  du coton, de la laine, [...] des usines textiles ») et les industries métallurgiques (« l'Angleterre industrielle […] du fer, de l'acier […] des chemins de fer [...] des fonderies »). L’essor du chemin de fer, suggéré par l’auteur, est lié à la mise au point d’une nouvelle force motrice : la machine a vapeur. Cet essor a permis l’unification du marché national. Cette première étape a donné naissance à un type de paysage particulier : les villes noires du charbon et de l’acier dominées par les usines (de petite  taille essentiellement) où se concentrent désormais les ouvriers.
Cette Angleterre ne disparait pas avec l’arrivée d’une seconde phase de croissance et d’industrialisation. Celle-ci s’impose progressivement  à la fin du XIX° siècle. Elle repose en premier lieu sur une nouvelle organisation scientifique du travail : la mise au point du taylorisme et du fordisme (« C'est le domaine de la production de masse, de la fabrication à grande échelle, et à prix réduits. ». Ces prix réduits sont permis par des gains de productivité sur  la main d’œuvre : chaque ouvrier effectue désormais dans le processus une tâche précise en un temps limité (taylorisme). Cette productivité importance est aussi liée à la mécanisation (travail à la chaîne suggéré par l’auteur lorsqu’il évoque les nouvelles usines «qui ressemblent à des halls d'exposition » ) et à la standardisation de la production (fordisme).   Cette stratégie permet de baisser les prix et donc le développement d’une consommation de masse nécessaire pour écouler les biens issus d’une production de masse. Cette consommation de masse est évoquée par l’essor des grandes chaînes de magasins comme « Woolworth ». Cette phase est également fondée sur de nouvelles industries : celles des biens de consommation comme l’industrie automobile ou l’industrie du cinéma («cinémas  géants » […] des pavillons avec de petits garages, des autocars »). Elle repose aussi sur de nouvelles énergies comme le pétrole. L’auteur l’évoque en parlant de « stations-service ». Cette industrialisation a aussi donné naissance  à un nouveau paysage industriel et urbain : l’essor des grands axes de circulation routière adaptés à l’automobile, l’essor des premières banlieues pavillonnaires avec leurs maisons individuelles (« routes nationales et des boulevards de ceinture, des stations-service […] des pavillons). Elle donne naissance aussi à une civilisation des loisirs : la réduction des prix permet d’accéder massivement aux loisirs (« des cinémas géants  et des dancings », « TSF »).
Ces phases d’industrialisation et de croissance s’accompagnent aussi du processus de mondialisation : l’auteur évoque l’essor des réseaux de communication le chemin de fer au XIX° siècle (premier paragraphe ), la route au XX° siècle (on pourrait ajouter la maîtrise des mers avec l’essor des navires à vapeur) mais aussi les réseaux de télécommunication (TSF) (deuxième paragraphe). Grâce à ses réseaux, les territoires sont progressivement mis en relation (mondialisation). La première phase d’industrialisation et de croissance a permis l’affirmation du Royaume Uni au sein d’une économie- monde dont elle était le centre. On comprend dans le deuxième paragraphe que le centre de gravité s’est déplacé. Même si le Royaume Uni reste une grande puissance industrielle et commerciale, il doit  désormais compter avec un concurrent de poids : les Etats-Unis. D’ailleurs il précise que cette nouvelle phase de croissance et d’industrialisation est née aux Etats-Unis (« L'Amérique, pensai-je, a été son véritable lieu de naissance »)
Ce témoignage nous dresse donc un état des lieux de l’Angleterre au milieu des années 30. Il permet de comprendre qu’une industrialisation ne chasse pas l’autre. Les processus peuvent se superposer. On comprend également que désormais, les Etats-Unis s’affirment de plus en plus comme le centre de cette nouvelle économie-monde.

jeudi 8 octobre 2015

Woolworth's

F. W. Woolworth Company ou simplement Woolworth's était une entreprise de distribution spécialisée dans les magasins à prix unique.


En 2001, l'entreprise se recentre dans l'habillement sportif et devientFoot Locker Inc
 Source:

mercredi 4 février 2015

Bac blanc 2015 : révisez l'histoire avec France Culture

A l'approche du bac blanc, France Culture et Le Monde.fr Campus s'associent pour aider les lycéens à s'y préparer. Une série d'émissions débute ce mardi 3 février pour réviser l'histoire. Et vouus pouvez réécoutez et podcaster à partir de cet article les émissions consacrées aux révisions de philosophie et de sciences, qui se sont déroulées les semaines précédentes.
>>> PRÉPAREZ L'ÉPREUVE D'HISTOIRE
Avec l'émission « La Fabrique de l'histoire », par Emmanuel Laurentin, la semaine du 3 février, de 9 h 05 à 10 heures.
Mardi 3 février. –  « La mémoire d'après-guerre »
Avec les professeurs Eric Berger et Sophie Simonnet
Mercredi 4 février. – « Les Etats-Unis et le monde, les chemins de la puissance » 
Avec les professeurs Joëlle Allais et Laurence Lespez
Jeudi 5 février.  « Le jeu des puissances dans un espace mondialisé de 1945 à nos jours » et « les territoires dans la mondialisation » Avec les professeurs Patricia Boudesseul et Nadège Dubois-Ecolasse.
>>> PRÉPAREZ L'ÉPREUVE DE PHILOSOPHIE
Retour sur les émissions « Les Nouveaux Chemins de la connaissance », par Adèle Van Reeth, du 19 au 22 janvier.
Commentaire du texte A propos de la question juive (Pléïade II), de Karl Marx
A partir de l'explication de ce texte, réflexion sur le rôle d'un professeur de philosophie dans le contexte des événements à Charlie Hebdo
Avec Jean-Henri Caul-Futy, professeur au lycée Charles-Poncet à Cluses.
Ecoutez et podcastez cette émission, et retrouvez ses documents associés, sur la page des « Nouveaux chemins de la connaissance ».
Dissertation : Un interprète peut-il être génial ?
Avec Emmanuel Delessert, professeur au lycée Gabriel-Fauré d'Annecy.
Ecoutez et podcastez cette émission, et retrouvez ses documents associés, sur la page des « Nouveaux chemins de la connaissance ».
Commentaire de texte : Les Pensées, de Pascal  (Lafuma 688)
Avec Raphaël Villien, professeur au lycée Berthollet d'Annecy.
Ecoutez et podcastez cette émission, et retrouvez ses documents associés, sur la page des « Nouveaux chemins de la connaissance ».
Dissertation : Serions-nous plus heureux si nous n'étions pas conscients ?
Avec François Lecuit, professeur au lycée Gabriel-Fauré d'Annecy.
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>>> PRÉPAREZ LES ÉPREUVES SCIENTIFIQUES
Avec les émissions « Culture science », du 19 au 23 janvier.
Les mathématiquesDans l'émission « Continent sciences », par Stéphane Deligeorges.
Avec Agnès Rigny et Pierre Lopez, auteurs de Parlez-vous maths ? Le langage mathématique dans tous ses états (EDP Sciences).
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SVT, médecine et biologieDans l'émission « Révolutions médicales », par René Frydman.
Avec les professeures Anne Viguier (lycée Edgar-Quinet, Paris 9e et professeur relais pour l'académie de Paris au Muséum d'histoire naturelle ; Natacha Ouvrié, enseignante en SVT au lycée Léon-Blum à Créteil et professeur relais au Muséum d'histoire naturelle pour l'académie de Créteil ; Youenn Brelet, Aimé Barreau,Tom Simonnet, lycéens de terminale S au lycée Edgar-Quinet.
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SVT, sciences de la TerreDans l'émission « Planète Terre », par Sylvain Kahn.
Avec Lionel Roux, professeur de SVT au lycée Emile-Zola à Aix-en-Provence ; David Guillerme, professeur de SVT au lycée Auguste-Renoir d'Asnières-sur-Seine et professeur relais au Palais de la découverte et à la Cité des sciences et de l'industrie.
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SVT, un enseignement en ébullitionDans l'émission « La Marche des sciences », par Aurélie Luneau.
Avec Pauline Pépin, professeur de SVT au lycée Joliot-Curie de Nanterre, auteure aux éditions L'Etudiant et collaboratrice à létudiant.fr ; Olivier Enderlin, professeur de SVT au lycée René-Cassin d'Arpajon (Essonne), professeur relais au Muséum national d'histoire naturelle pour l'académie de Versailles. Il participe à la permanence téléphonique de soutien aux correcteurs de l'épreuve écrite de SVT du baccalauréat. Et avec la participation de deux lycéens.
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Physique-chimieDans l'émission « Science publique », par Michel Alberganti.
Avec Nathalie Benguigui, professeur de physique-chimie.
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Libération d'Auschwitz : des expositions et des documents Web pour comprendre

A l'occasion des soixante-dix ans de la libération d'Auschwitz, en Pologne, le 27 janvier 1945, différentes institutions reviennent sur l'histoire des camps d'extermination nazis, et plus particulièrement sur celle d'Auschwitz. Tour d'horizon de ces ressources en ligne et des expositions spécialement organisées.
SUR INTERNET...
Webdocumentaire Les Deux Albums d'Auschwitz
La Fondation pour la mémoire de la Shoah et le réseau Canopé ont réalisé un webdocumentaire, Les Deux Albums d'Auschwitz, mis en ligne mardi 27 janvier. Il s'appuie sur deux albums photos de l'époque, l'un découvert en 1945 par une rescapée, Lili Jacob, l'autre transmis des années plus tard par un soldat américain anonyme, qui racontent une même histoire, « celle d'Auschwitz-Birkenau, de ses victimes, de ses bourreaux, au plus proche du processus génocidaire », indique l'introduction. Chacun peut y découvrir, de manière immersive, plus de cent photographies, une centaine d'articles historiques, deux heures de vidéos, des cartes interactives et des fiches chronologiques.
Les archives vidéos de l'INA
A travers une sélection de neuf vidéos, l'INA revient sur l'époque comme sur la mémoire de la Shoah jusqu'à aujourd'hui : un film tourné par des soldats soviétiques lors de la libération d'Auschwitz, les témoignages d'anciens combattants de l'Armée rouge et de victimes, ou, plus contemporains, un discours du président français Jacques Chirac à Auschwitz ou le 60e anniversaire de la libération du camp, avec Simone Veil.
« Un cours d'histoire », des lycéens à Auschwitz
Le mois dernier, 140 lycéens et apprentis d'Ile-de-France se sont rendus pour une journée à Auschwitz, au côté d'Yvette Lévy, une ancienne déportée. En quatre épisodes vidéos, Un cours d'histoire revient sur la préparation en classe de cette journée, sur la visite de ces élèves au mémorial de la Shoah à Paris, et enfin sur leur voyage. Une série dévoilée au fur et à mesure, du 26 au 29 janvier. 
>> Consulter : Un cours d'histoire
...ET À PARIS
Photos des survivants, dans les rues du 4e arrondissement et sur le Web
L'Hôtel de Ville de Paris présente une exposition photo gratuite, dans les rues du 4earrondissement, en partenariat avec le Mémorial de la Shoah. Elle montre les conditions de rapatriement et d'accueil des survivants et de leurs familles. Ces photos commentées font aussi l'objet d'une exposition virtuelle.
« 1945-2015 : 70e anniversaire de la libération des camps », dans les rues du 4earrondissement de Paris, jusqu'au 9 février.
La guerre et les camps filmés par les Soviétiques, au Mémorial de la Shoah
Cette exposition montre l'horreur du génocide juif à travers les témoignages filmés par des opérateurs de cinéma soviétiques, d'une ampleur et d'une diversité exceptionnelles. Des images fortes et rares, voire inconnues du public, filmées dès 1941, notamment dans les camps d'extermination de l'Est, plus riches et variées que celles tournées par les Américains.
« Filmer la guerre : les Soviétiques face à la Shoah (1941-1946) », au Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-l'Asnier,
75004 Paris, jusqu'au 27 septembre.
La Shoah par balle, à la Maison de l'Unesco
Compiler des preuves, des photos, des témoignages des massacres par balle des Juifs durant la seconde guerre mondiale, voilà à quoi s'attelle l'association Yahad-In Unum depuis dix ans. Cette enquête, à partir des archives soviétiques et allemandes, est retracée dans une exposition.
« La Shoah par balles, 10 ans d'investigation », au Hall Ségur de la Maison de l'Unesco,  7, place de Fontenoy, 75007 Paris, jusqu'au 10 février.